À nous de jouer
Greg Sorbara
Président de la campagne du Parti libéral de l'Ontario
10, rue St. Mary, bureau 210
Toronto ON
M4Y 1P9
Le 27 septembre 2011
Objet : LETTRE OUVERTE À LA FCEE-ONTARIO
Monsieur Sorbara,
Merci pour la lettre dans laquelle vous demandez des précisions sur les bulletins d'évaluation diffusés par la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants en vue des prochaines élections de l'Ontario, et des précisions sur l'engagement du Nouveau Parti démocratique d'augmenter le financement par étudiant. Nous partageons avec vous le désir que l'électorat étudiant ne soit pas trompé par des promesses qui ne sont faites que pour obtenir leur vote, au lieu d'entendre des tentatives réelles visant à améliorer l'éducation postsecondaire.
Dans notre bulletin d'évaluation, nous avons donné un A au NPD pour le financement, parce qu'il s'est engagé, s'il est élu, à augmenter le financement par étudiant au-delà de la moyenne nationale. Lorsque nous avons reçu votre lettre, nous avons demandé aux porte-parole du NPD de clarifier de nouveau leur engagement. Ils ont réaffirmé que, s'ils sont élus, ils travailleront avec les organismes du secteur à l'élaboration d'un cadre de financement pluriannuel qui augmenterait progressivement le financement par étudiant au-delà de la moyenne nationale.
Le financement par étudiant en Ontario est le moins élevé de tout le Canada, soit 15 000 $ de moins par étudiant qu'en Alberta. Par conséquent, les salles de classe en Ontario sont les plus surpeuplées, les étudiantes et étudiants ont moins de possibilités d'interagir avec leurs professeurs, et ils paient plus cher que les autres pour leur éducation. Malheureusement, le Parti libéral de l'Ontario a choisi de ne pas inclure le financement par étudiant parmi ses priorités. C'est regrettable, mais ce n'est pas une raison pour pénaliser d'autres partis qui se sont engagés à améliorer le financement par étudiant pour le secteur de l'éducation postsecondaire.
La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants s'inquiète beaucoup de l'état actuel et de l'avenir de l'éducation supérieur en Ontario. On ne se fait pas d'illusions : l'accès véritable à un système universel n'est pas possible lorsque la moyenne des frais de scolarité atteint 6 600 $. Depuis trois ans maintenant, les frais de scolarité en Ontario sont les plus élevés au Canada; ils ont augmenté de 59 pour cent au cours des six dernières années.
Le silence du PLO en ce qui concerne une nouvelle politique en matière de frais de scolarité, ainsi que le fait qu'il les a haussés massivement au cours des dernières années, leur a valu la note F.
Au lieu d'aborder le coût des frais de scolarité sans précédent, le PLO a promis d'offrir une bourse à certains étudiants et étudiantes - tout en permettant les frais d'augmenter pour les autres. Selon Colleges Ontario, près des deux-tiers des personnes qui font une demande d'inscription aux collèges ne sortent pas directement de l'école secondaire. Cela veut dire que la majorité des étudiantes et étudiants des collèges de l'Ontario, quel que soit leur revenu, seront automatiquement exclus du plan du PLO et n'auront pas droit aux bourses. Les étudiantes et étudiants des programmes de professions libérales et des cycles supérieurs n'y auront pas droit non plus. Malgré ces préoccupations concernant les bourses proposées, nous avons donné la note A à votre parti pour cet effort visant à réduire la dette étudiante. Et nous avions eu la même approche en considérant l'engagement de financement proposé par le NPD.
Puisqu'il ne reste que dix jours dans la campagne électorale, nous aimerions persuader votre parti de vous engager à améliorer l'admissibilité à la bourse que vous proposez, et de mettre fin aux hausses des frais de scolarité. Des tels engagements amélioreraient la note du PLO, qui passerait d'un C+ à une note plus élevée que celle du NPD, et nous nous ferions un plaisir de faire la promotion de vos nouveaux engagements.
Je suis reconnaissante du sérieux avec lequel votre parti s'adresse au secteur de l'éducation postsecondaire. Les engagements financiers que le Parti libéral de l'Ontario a promis sont considérables, et nous attendons avec impatience l'occasion de travailler avec vous pour faire en sorte que l'éducation dans les collèges et universités devienne plus abordable. Au nom des plus de 300 000 étudiantes et étudiants des collèges et universités qui sont membres de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants-Ontario, nous tenons, Monsieur Sorbara, à vous remercier de nouveau pour votre communication.
Sandy Hudson, présidente
Fédération canadienne des étudiantes et étudiants-Ontario

À l’approche des élections provinciales de 2011, la population étudiante écoute attentivement ce que tous les partis politiques promettent pour le secteur. Après des années de hausses de frais de scolarité imposés par le cadre de financement Vers des résultats supérieurs, l’Ontario est aujourd’hui la province canadienne où il coûte le plus cher pour faire des études. Au lieu de fournir un soutien financier important, la politique du gouvernement a laissé les étudiants accumuler des dettes sans précédent et les a forcés à consacrer plus d’heures à un emploi pendant leurs études. Cette génération d’étudiantes et d’étudiants doit faire plus d’études, travailler plus d’heures et payer plus cher que jamais.
Le présent document décrit les priorités des étudiantes et étudiants et leurs recommandations pour le secteur de l’éducation postsecondaire. Tout parti qui veut gouverner, quel qu’il soit, s’il désire réellement accorder la priorité aux étudiantes et étudiants, ne doit pas laisser passer cette occasion de prendre les devants et de faire de ces recommandations le fondement de sa politique sur l’éducation postsecondaire.
Téléchargez Accorder la priorité aux étudiantes et étudiants
Le 6 octobre est le jour des élections. À nous de jouer!
La population étudiante, les jeunes et la population ontarienne de toutes les générations se rassemblent pour influencer cette élection, en s'inscrivant, en votant et en associant leurs voix.
L'éducation postsecondaire en Ontario est en crise. Après des années d'insuffisance de financement, les coûts ont été transférés aux étudiantes et étudiants, et les frais de scolarité ont augmenté 3.7 fois plus vite que le taux de l'inflation. Puisque plus de 70 pour cent des nouveaux emplois nécessitent des études postsecondaires, cette crise aura des conséquences néfastes pour l'avenir de l'économie ontarienne.
Une génération endettée
Aujourd'hui, les étudiantes et étudiants terminent leurs études avec une dette moyenne de 37 000 $ après un programme de quatre ans. Ce montant est comparable au versement comptant pour l'achat d'une maison de 740 000 $. Toute une génération termine ses études avec un fardeau de dettes de l'ampleur d'une hypothèque, ce qui pourrait avoir des répercussions sur leurs choix d'avenir et sur leur participation à l'économie.
Qui paie?
Une plus grande part du financement des établissements publics provient aujourd'hui de sources privées que dans le passé. En 1990, les frais payés par les étudiantes et étudiants représentaient seulement 20 pour cent du coût de fonctionnement des établissements postsecondaires. Aujourd'hui, les étudiantes et étudiants et leurs familles paient la moitié de ces coûts.
C'est pire en Ontario qu'ailleurs au pays
Le montant par étudiant accordé par l'Ontario en financement public pour les collèges et universités est le moins élevé du pays, moins de la moitié qu'en Alberta. Pour compenser l'insuffisance de fonds, les étudiantes et étudiants en Ontario paient les frais de scolarité les plus élevés de tout le Canada, plus du double et du triple qu'au Québec et à Terre-Neuve et Labrador. Et même s'ils paient plus que les autres, leurs salles de classe sont les plus surpeuplées et ils ont moins de possibilités d'interaction avec leurs professeurs et chargés de cours.
Les Ontariennes et les Ontariens qui croient que les collèges et universités devraient être accessibles demandent aux partis politiques de s'engager à régler la crise de l'éducation postsecondaire s'ils veulent leur vote le 6 octobre 2011.
Téléchargez les affiches de la campagne
Les signets et dépliants seront bientôt prêts!