La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants a créé la campagne « Non c’est non » il y a presque vingt ans afin d’améliorer la conscientisation et de réduire les incidences d’agressions sexuelles, de viols par une connaissance et de violence dans les fréquentations. Les outils de la campagne « Non, c’est non » comprennent un matériel diversifié, dont des études sur les cas de violence sexuelle au Canada, des macarons, des autocollants, des affiches et des cartes postales.

La grande popularité de cette campagne ne cesse de croître sur les campus et au sein de la collectivité en général. Des milliers d’articles sont commandés chaque année et distribués partout au Canada. En outre, la Fédération a donné la permission aux cinéastes d’utiliser le matériel de la campagne dans leurs œuvres.

La campagne « Non c’est non » a réussi à changer la perception au Canada du viol par une connaissance et de la violence dans les fréquentations. Il n’y a pas tellement longtemps, le lancement de la campagne a provoqué une contre-manifestation sur les campus d’universités et de collèges pendant laquelle des hommes ont porté des pancartes aux slogans choquants comme « Non, c’est oui ».

En février 2007, le fournisseur vestimentaire Bluenotes Inc. a vendu dans ses magasins partout au Canada des t-shirts arborant le slogan « NO MEANS have aNOther drink » (NON veut dire on prend un autre verre). Après avoir eu vent de ce produit, la Fédération a immédiatement averti l’entreprise que le slogan était moralement répréhensible et qu’il violait le droit d’usage de la marque de commerce de longue date de la Fédération en ce qui concerne le slogan « Non c’est non ».  Cinq jours plus tard, Bluenotes Inc. retirait ses t-shirts « NO MEANS have aNOther drink » et, avant la fin du mois, il n’en restait plus dans ses magasins. Au cours des semaines suivant le retrait du t-shirt, la Fédération et Bluenotes Inc. ont collaboré à la création d’un nouveau t-shirt qui a été inclus dans la gamme de vêtements d’été du fournisseur. Les profits saisonniers de la vente de ces t-shirts ont été remis à la Fédération afin qu’elle poursuive sa campagne contre le viol par une connaissance et contre l’agression sexuelle.

Aujourd’hui, en grande partie grâce à l’éducation du public par le truchement de la campagne Non c’est non, les gens comprennent mieux leurs droits et responsabilités en ce qui concerne les rapports sexuels. Cependant, le viol par une connaissance et la violence dans les fréquentations se poursuivent sur les campus et au sein de nos collectivités, ce qui oblige la Fédération à continuer de faire la promotion de cette campagne.

Pour plus de renseignements ou pour lancer la campagne « Non, c’est non » sur votre campus, communiquez avec nous ou téléchargez le bon de commande des outils de campagne.