Les frais de scolarité en Ontario sont les plus élevés du Canada.

Les frais de scolarité élevés exercent une influence discriminatoire sur les étudiantes et étudiants issus d’un foyer dont le revenu est faible ou moyen, car ils sont plus susceptibles de recourir aux prêts pour financer leur éducation. Parce que l’Ontario impose des taux d’intérêt sur les prêts étudiants, les étudiantes et étudiants issus de milieux aux revenus faible et moyen finissent par payer plus cher pour leur éducation que ceux qui peuvent payer le prix affiché.
Ces obstacles sont amplifiés pour les étudiantes et étudiants de communautés marginalisées. Les étudiantes et étudiants autochtones et racialisés sont plus susceptibles d’être issus d’un foyer dont le revenu est faible et sont donc moins aptes à payer leur éducation sans contracter de dettes. Les étudiantes et étudiants qui font face à d’autres formes d’oppression, telles que le capacitisme, l’homophobie, la transphobie et le sexisme sont moins susceptibles de recevoir les services et le soutien dont ils ont besoin pour accéder à l’éducation.

En raison de l’investissement financier considérable qu’exige l’éducation universitaire ou collégiale, les étudiantes et étudiants sont tenus de choisir des domaines d’étude en fonction de la rémunération qu’offrent les programmes. Les programmes de science et technologie obtiennent continuellement un meilleur financement, tandis que les programmes en arts libéraux sont menacés de compressions.

Le gouvernement provincial réglemente les frais de scolarité par le biais d’un cadre pour les frais de scolarité. Dans le cadre actuel, les frais de scolarité des collèges et universités pour les étudiantes et étudiants canadiens peuvent augmenter de trois à cinq pour cent par année. Les frais de scolarité pour les étudiantes et étudiants étrangers sont déréglementés, les établissements postsecondaires peuvent donc les augmenter à loisir. Le cadre actuel est en vigueur depuis mai 2013 et viendra à échéance en 2017; le temps est donc venu d’agir.

Compte tenu de ces réalités, les étudiantes et étudiants ont lancé la campagne Combattons les frais afin de persuader les chefs politiques d’accorder la priorité au financement de l’éducation postsecondaire.

Cette campagne revendique :

  • la réduction progressive et l’élimination des frais de scolarité pour toutes et tous;
  • Le remplacement de la partie provinciale des prêts du RAFEO par des bourses non remboursables; et
  • l’élimination de l’intérêt pour les prêts d’études actuels.

Les étudiantes et étudiants de tout le Canada ont voté par une majorité écrasante pour l’organisation d’une journée d’action nationale le 2 novembre 2016, et pour la participation à celle-ci. Cette initiative a pour but d’attirer l’attention sur la crise dans l’éducation postsecondaire, non seulement en Ontario, mais à l’échelle du pays.

De Terre-Neuve et Labrador où les étudiantes et étudiants luttent contre des politiques qui feront grimper la dette étudiante et s’éroder la qualité de l’éducation dans la province; en Nouvelle-Écosse où les étudiantes et étudiants luttent contre la déréglementation des frais de scolarité; à ici même en Ontario où les étudiantes et étudiants continuent de payer les frais de scolarité les plus élevés au pays; les étudiantes et étudiants et nos alliés s’unissent sous la bannière : Combattons les frais!

Joignez-vous à une coalition dans votre région, visitez votre syndicat étudiant pour participer, signez la pétition ou prenez contact directement avec la Fédération à combattonslesfrais@cfsontario.ca.